Un regard nostalgique et photographique sur une époque révolue

Résumé :

Quelques souvenirs d’une époque révolue où le rapport à la photographie était d’une dimension toute autre.

Je ne sais pas si vous vous souvenez des photos de classes, de cet instant mémorable où chaque élève se place à côté de son copain ou copine et arbore son plus beau sourire. Ces sont des instants qui resteront gravés à tout jamais car ils ont souvent suscité, fous rires, blagues en tout genre, oreilles d’ânes et bien d’autres sottises. A mon époque, on y avait droit tous les ans et à chaque fois c’était reparti pour un tour.

Le rapport à la photo et au photographe était totalement différent. Dans la petite ville où j’habitais il y avait plusieurs photographes qui exerçaient. Je me souviens encore vaguement de certaines devantures. J’adorais m’y arrêter et les regarder. Les séances photos avaient quelque chose, à cette époque, de solennelle.

Des instants figés dans le temps

Il ne se passait pas un repas de famille sans, « regarde par ici, souris, dis cheers ». On ne se faisait pas mitrailler comme aujourd’hui, ou encore photographier à notre insu avec un téléphone portable. C’était le gros flash plein les yeux qui nous rendait quasi aveugle durant quelques secondes et qui donnait par la suite les yeux d’extraterrestres sur la plupart des photos. C’était le bon vieux temps, celui de l’argentique, et du polaroid, que j’affectionnais tout particulièrement. Je les regarde régulièrement, avec une pointe de nostalgie pour tout ce que ces années représentent baignées par l’insouciance de l’enfance.

J’avoue que je regrette un peu cette époque, et que lorsqu’un photographe ferme sa boutique par manque de clientèle, j’ai un petit pincement au cœur. Je n’ai rien contre le numérique, il a bien des avantages, mais n’aura jamais, pour moi, le charme de l’argentique, de son toucher, de se rapport intime avec la photo.

Ce n’est pas un plaidoyer ou une accusation pour telle ou telle technique, c’est simplement un souvenir partagé.