Je ne sais pas si vous vous souvenez des photos de classes, de cet instant mémorable où chaque élève se place à côté de son copain ou copine et arbore son plus beau sourire. Ces sont des instants qui resteront gravés à tout jamais car ils ont souvent suscité, fous rires, blagues en tout genre, oreilles d’ânes et bien d’autres sottises. A mon époque, on y avait droit tous les ans et à chaque fois c’était reparti pour un tour.
Le rapport à la photo et au photographe était totalement différent. Dans la petite ville où j’habitais il y avait plusieurs photographes qui exerçaient. Je me souviens encore vaguement de certaines devantures. J’adorais m’y arrêter et les regarder. Les séances photos avaient quelque chose, à cette époque, de solennelle.
Des instants figés dans le temps

J’avoue que je regrette un peu cette époque, et que lorsqu’un photographe ferme sa boutique par manque de clientèle, j’ai un petit pincement au cœur. Je n’ai rien contre le numérique, il a bien des avantages, mais n’aura jamais, pour moi, le charme de l’argentique, de son toucher, de se rapport intime avec la photo.
Ce n’est pas un plaidoyer ou une accusation pour telle ou telle technique, c’est simplement un souvenir partagé.
