Quelles sont les principales maladies infectieuses de la basse-cour ?

L’élevage de volailles doit tenir compte de différents paramètres pour assurer sa prospérité. Parmi eux se tient la santé des animaux. Toutefois, la meilleure façon de garantir le bien-être de ces derniers est de les prémunir des risques de maladies qu’ils peuvent encourir. Hormis la célèbre grippe aviaire, il existe encore une panoplie d’infections à éloigner de ses protégés. Avant de chercher des solutions, il est nécessaire de connaître les vraies sources de problèmes pour mieux les cerner. Voici les principales maladies qui peuvent toucher les oiseaux de la basse-cour.

La grippe aviaire

Les virus de type A peuvent être transmis d’être vivant en être vivant. Pour les sous-types H5, H7 et H9, les oiseaux sont les plus touchés. La maladie virale ainsi engendrée dans les organismes des volailles est la grippe aviaire. Si l’infection est asymptomatique chez les oiseaux sauvages, elle fait augmenter la mortalité pour les animaux de la basse-cour. Elle est très contagieuse et attaque surtout les terrains d’élevage surpeuplés et qui manquent d’hygiène. Les poulets et les dindes sont les principales victimes de celle-ci. Elle se manifeste généralement par une apparition d’œdème sur la tête et la crête, des troubles intestinaux caractérisés par une diarrhée verdâtre ainsi que des difficultés respiratoires.

La bronchite infectieuse

Marquée par des maux de gorge, des toux sèches, de la fièvre et des courbatures, la bronchite infectieuse est une infection virale qui touche les hommes et aussi les volailles. Pour ces derniers, ce sont les petits qui sont les plus contaminés. Elle est surtout due au coronavirus ou plus précisément la SARS-CoV-1 (la première version). Cette maladie présente une importante menace pour l’élevage industriel. Elle freine la ponte et également la reproduction. En plus, des anomalies peuvent être remarquées sur les œufs produits. Par ailleurs, la pathologie se transmet par voie respiratoire et par les aérosols, entrainant un taux de mortalité avicole entre 5 à 25 %. Elle gagne en puissance pendant l’hiver si les mesures d’hygiène n’ont pas été respectées.

L’anémie infectieuse

Alors que l’anémie infectieuse est causée par la Retroviridae chez les hommes, elle est enclenchée par la Circoviridae chez les oiseaux. Les premiers signes cliniques apparaissent après 2 semaines de contamination et se manifestent par des hémorragies sous-cutanées, une anémie aplasique des tissus lymphoïdes et une immunodépression. Les poulets sont les plus touchés par cette infection, mais elle peut également se transmettre aux autres habitants de la basse-cour avec des signes plus faibles. Le virus peut se transmettre de manière horizontale (par voie respiratoire) et verticale (par descendance). Cette pathologie est très dangereuse pour l’élevage en raison de l’absence de vaccin. Cependant, elle peut nuire toute une lignée d’oiseaux domestiques.

La laryngotrachéite infectieuse

Se présentant par une maladie respiratoire aigüe, la laryngotrachéite infectieuse peut affecter les poulets, les dindes, les canards, les oies, les faisans ainsi que les paons. La particularité de cette forme pathologique se fonde sur son mode d’activation. L’infection est extrêmement latente et peut ne se manifester qu’après 100 jours de la date de contamination. Elle est due à un herpèsvirus qui possède la capacité de subsister dans les organismes même après vaccination. Les signes cliniques apparaissent sous forme de difficulté respiratoire sévère, une conjonctivite et une baisse de ponte. Dans la basse-cour, elle peut entrainer un taux de mortalité jusqu’à 70 %. Les traitements pour cette maladie n’existent pas encore. La prévention est la seule alternative opérante.